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Archive mensuelle de novembre 2009

La confiance trahie

La confiance trahie
En venant passer les vacances dans le village, il avait retrouvé le hameau telle une image figée depuis son départ ou rien n’avait changé, seuls les nouveaux faciès marquants les renouvellements partiels de la génération attirèrent l’attention de Tarik.
Tarek habillé d’un costume démesuré ou les épaules débordent du moule de sa carcasse , d’un béret basque écrasé sur sa tête et d’une paire de chaussure dont les chaussettes débordent et ornent les montants.
Une allure athlétique, aux pas cadencés, il donne l’allure d’un paysan madré restreint à une discipline de fer. Tarek est une personnalité imposante, l’exactitude et la droiture se dégageaient en lui à travers ses gestes mesurés se faire respecter est une constante qu’il entretient jalousement à travers ses relations..
Cette catégorie d’hommes de la contrée sont les piliers centraux de la bonne marche de notre société et les gardiens du temple, à travers eux se perpétue la succession des us et coutumes dont les habitants sont jaloux comme des prunelles de leurs yeux.
Après son installation dans sa demeure, Tarik sollicité de toute part mais il n’arrive pas à maîtriser le temps qui s’écoule rapidement à ses yeux Bien collés dans un vieux canapé, il se donne un moment de répit en se grattant le front, quand sa petite-nièce lui souffle à l’oreille.
– Cher oncle, tonton Omar désire te voir ,il est dans le préau.
– Fais-le rentrer vite on fait pas attendre les amis.
La phrase à peine été prononcé que Omar fait son entrée surprise, une façon à lui d’épater ses interlocuteurs.
-Salut Tarik ! Un brave homme, en plus, il est de notre époque ajoute-t-il, en tournant son visage vers les présents qui acquiescent de leur tête.
-Salut Omar ! Voilà ! je suis là et content de voir tous ce monde en bonne santé, ils me manquent.
Les échanges d’amabilité se terminaient en queue de poisson. Une certaine ankylose faciale se dégageait d’Omar, rendant le climat entre les deux hommes, agnostique. Dans la recherche de ce changement brusque, la cogitation intérieure de Tarik l’amène à un fait anodin.
En observant les souliers flambants de son enfant, un tic de suspicion lui remonte à la tête, sans pour autant faire la relation entre le don qui l’avait fait à son ami Omar de la paire de souliers.
Sa femme observe le manège gestuel et se rappel avoir oublié d’initier son mari de la provenance et qu’elle les avait acheté au prix fort chez Omar l’ami de la famille, contrebandier à la valise.
Cette information aurait fortement irrité Tarik. Il ne comprendra pas comment aider un ami de son village à vêtir ses mômes et les lui racheter par sa femme, ça ressemble à une trahison, sinon plus, se disait Tarik après une longue expiration.




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