Héroïsme caché de Rachid

Héroïsme caché de Rachid
Un passé politique basé sur des éléments pragmatique du meilleur moyen de sortir le pays du moins la région d’une stabilité anachronique de laisser-aller de « Je veux quitter le pays au prix de ma vie ” Rachid, un jeune homme de la génération post indépendance, issue d’un milieu révolutionnaire, il commença sa vie active en parallèle avec un militantisme guerrier, sauf que cette fois-ci c’est à la pierre et aux manifestations politiques et pacifiques qu’il s’attellera à raffermir son engagement dans la lutte pour la liberté et la démocratie.
Notre homme était dans tous les combats durant toute une décennie sans réfléchir une minute sur l’issue que peuvent lui réserver certains pseudo militants de la cause commune.
L’adversaire c’est-à-dire le pouvoir en place pendant ces temps d’âpre lutte avait usé de tous qui était en sa possession pour diviser les rangs, pour attirer dans le sillage de l’amour pour l’argent et promettre un strapontin à d’autres pour arrêter le processus de la marche vers plus de liberté.
C’est de bonne guerre ! me diriez-vous ?
Oui, c’est de bonne guerre, mais là ou il ne l’est plus, c’est le déviement d’un mouvement populaire (certain diront populiste) d’essence démocratique en une anarchie due à l’inflation de la popularité des chefs.
Notre jeune homme serai un commandant de willaya, s’il était né pendant la valeureuse guerre de libération, mais dans cette autre forme de lutte que les autres appellent le grand djihad, notre ami Rachid s’est retrouvé dans un imbroglio de lutte d’intérêt sans perspective d’avenir politique pour lui, le pays et la région, il s’est résolu à se reconvertir dans le commerce, métier qu’il avait embrassé, dans sa frêle jeunesse.
Le destin n’a pas était conciliant avec Rachid, marié à une jeune femme dont il espérait remodeler son futur parcours vers plus de vie privée à l’instar des jeunes de son âge qui se promenait le pantalon crocheté par leur enfant de bas âge que Rachid voyait d’un bon oeil celui de la réussite.
Je disais le destin, je dois dire la chance pour ce jeune homme aux qualités masquées ne lui avait pas souri, sa femme tombe malade gravement au point de perdre la vie prématurément, juste après la naissance d’une jolie petite fille qu’un sort veut qu’elle soit le sujet d’une dispute entre Rachid et ses beaux parents.
Et voilà qu’un autre combat d’une autre nature commence.
Rachid n’a rien perdu de verve combative, il mena de paire les actions de réussite de son nouveau job et la récupération de sa fille
La distance et la différence ethnique rendent plus complexe la solution de cet épineux problème de la garde de l’enfant.
Le souci de faire garder l’identité familiale dans sa grande vision : ethnique religieuse et tout ce qui fait la sagesse montagnarde.
Rachid imprégné d’un humanisme avéré, armé d’une claire voyance, il décide de se lancer ce nouveau défi, il réunit toute la documentation nécessaire pour un combat juridique, il met ses affaires de toilette et quelques habits dans la valise, il prend le premier fourgon vers la destination fatidique.
Que présages-tu de ce voyage ? lui demanda un ami qui l’accompagnait vers le fourgon.
Je ne reviendrai pas sans ma fille ! lui répondit sèchement Rachid.

Le couffin vide

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L’intelligence de ma grand-mère

Ma grand-mère prise d’ennui décide de rendre visite à ses petits-enfants, nés de sa fille Saadia.
Son choix de passer une journée ensoleillée parmi les siens répond : à deux besoins essentiels à ses yeux, faire chauffer son corps par des rayons ennemis acharnés des acariens. Détendre sa musculature engourdie par le froid, dans son kannoun n’en peut pas chauffer toutes les parties en même temps.
Grand-mère a souvent mal partout, elle disait qu’elle a plusieurs maladies.
Entourée de son beau fils de sa fille et ses petits-enfants, elle souriait à tout va, elle heureuse. Son gendre ne cesse de l’observer, quand, soudain il remarque un geste insolite de sa belle-mère. Elle a ramassé un petit objet, elle l’a mis dans la bouche, prend la bouteille d’eau que sa fille avait posé à côté d’elle et elle avala l’objet avec.
Son gendre intrigué lui demanda
– Que faites — vous – là ! — belle-mère ?
-Je prends le cachet que je viens de ramasser, je l’ai avalé.
-Mais c’est dangereux pour ta santé ! et puis tu ne sais pas à quoi il est utile, en plus, il soigne qu’elle maladie ? Tu ne le sais pas n’en plus ?
Calme-toi fiston, j’ai beaucoup de maladie, ce cachet trouvera certainement celle à quoi, il est utile.

Courriel à un artisan de l’ombre

Le maître des écoles qui avait dit : je ne savais pas qu’il avait un père. Un de tes dires mon ami Arezki devant un parterre d’élèves et de parents d’élèves à l’occasion de la remise des prix en cette fin d’année, une année charnière faisant suite aux autres qui avait produit l’élite contemporaine de notre pays.
Grâce à ton engagement aux côtés des autres enseignants qui avaient pour seule arme et bagage l’abnégation, la persévérance et le « se surpasser » pour répondre à la fonction noble qu’était le maître d’école, l’instituteur si tu veux.
Mon cher ami cette phrase pleine de sens avait un contenu cognitif de grande portée, elle voulait dire au père de l’enfant prodigieux qu’il fallait s’occuper de ses enfants en tout temps et tout lieu, pas seulement pendant les récompenses.
L’assistance ce jour-là était nombreuse et beaucoup de parents avaient saisi l’opportunité de cette cérémonie bien éducatrice pour mieux encadrer leurs enfants.
Mon cher ami, l’heure de mon PC sonne trois du matin, vois-tu ! comme les vieux, je dors peu et c’est tant mieux je me suis attelé à te rappeler à ma façon ta phrase célèbre à mon sens.
Cordiales salutations
Arezki

La confiance trahie

La confiance trahie
En venant passer les vacances dans le village, il avait retrouvé le hameau telle une image figée depuis son départ ou rien n’avait changé, seuls les nouveaux faciès marquants les renouvellements partiels de la génération attirèrent l’attention de Tarik.
Tarek habillé d’un costume démesuré ou les épaules débordent du moule de sa carcasse , d’un béret basque écrasé sur sa tête et d’une paire de chaussure dont les chaussettes débordent et ornent les montants.
Une allure athlétique, aux pas cadencés, il donne l’allure d’un paysan madré restreint à une discipline de fer. Tarek est une personnalité imposante, l’exactitude et la droiture se dégageaient en lui à travers ses gestes mesurés se faire respecter est une constante qu’il entretient jalousement à travers ses relations..
Cette catégorie d’hommes de la contrée sont les piliers centraux de la bonne marche de notre société et les gardiens du temple, à travers eux se perpétue la succession des us et coutumes dont les habitants sont jaloux comme des prunelles de leurs yeux.
Après son installation dans sa demeure, Tarik sollicité de toute part mais il n’arrive pas à maîtriser le temps qui s’écoule rapidement à ses yeux Bien collés dans un vieux canapé, il se donne un moment de répit en se grattant le front, quand sa petite-nièce lui souffle à l’oreille.
– Cher oncle, tonton Omar désire te voir ,il est dans le préau.
– Fais-le rentrer vite on fait pas attendre les amis.
La phrase à peine été prononcé que Omar fait son entrée surprise, une façon à lui d’épater ses interlocuteurs.
-Salut Tarik ! Un brave homme, en plus, il est de notre époque ajoute-t-il, en tournant son visage vers les présents qui acquiescent de leur tête.
-Salut Omar ! Voilà ! je suis là et content de voir tous ce monde en bonne santé, ils me manquent.
Les échanges d’amabilité se terminaient en queue de poisson. Une certaine ankylose faciale se dégageait d’Omar, rendant le climat entre les deux hommes, agnostique. Dans la recherche de ce changement brusque, la cogitation intérieure de Tarik l’amène à un fait anodin.
En observant les souliers flambants de son enfant, un tic de suspicion lui remonte à la tête, sans pour autant faire la relation entre le don qui l’avait fait à son ami Omar de la paire de souliers.
Sa femme observe le manège gestuel et se rappel avoir oublié d’initier son mari de la provenance et qu’elle les avait acheté au prix fort chez Omar l’ami de la famille, contrebandier à la valise.
Cette information aurait fortement irrité Tarik. Il ne comprendra pas comment aider un ami de son village à vêtir ses mômes et les lui racheter par sa femme, ça ressemble à une trahison, sinon plus, se disait Tarik après une longue expiration.

La rencontre insolite

La rencontre insolite
Les attaques répétées par les maquisards sous les formes d’embuscades et d’attentat se suivirent, mais ne se ressemblent pas, cette situation exaspéra le commandement militaire de l’armée d’invasion territorialement responsable de la région de résidence de notre homme Ammi Amar.
Une décision de mener un ratissage sur la contrée avec tous les moyens en leurs possessions et les méthodes les plus sévères, notamment les représailles contre les populations des villages limitrophes des forêts environnantes, était décidée précipitamment. L’évacuation du village d’Ammi Amar était la première étape de cette opération diabolique, les habitants étaient délogés aux premières lueurs du jour, manu militari les bras en l’air pour tous, hommes, femmes et enfants puis conduit à la place du village et procéder à leur évacuation de ce lieu considéré dorénavant comme zone interdite.
La place était entourée de militaires, mitraillette au point, une ambiance électrique lisible sur les visages des militaires très menaçants, les rassemblés voyaient la fin proche de leurs vies, croyaient à une extermination de tous surtout les hommes valides.
Les visages crispés les coeurs serrés, ils tentaient tant bien que mal à se maintenir en état d’affronter la nouvelle situation.
Un silence de mort pesa de tout son poids quand l’officier chargé du contrôle des pièces de l’état civil lança des hurlements,ordonnant l’ordre de rester immobile et faciliter la fouille et la visu des papiers. Quand arriva le tour d’ammi Amar, inquiet, il tendait ses papiers au militaire qui les reçoit normalement quand soudain l’appelé tressaillit puis se rattrape et lui dit d’attendre un moment. Il faut dire que l’attente est longue, très longue même, elle lui créa un sentiment d’une proche catastrophe, un séisme saisissait son corps, toutes les parties étaient concernées, ses mains passaient régulièrement sur le front, elles tremblaient un peu plus que le reste de la carcasse.
Le retour du soldat apaisa notre homme et s’inspira d’un conseil de son oncle : réciter des versets coraniques pour atténuer la pression insupportable créait par cet événement singulier.
Tous ont étaient évacuaient brutalement da Amar, la patience épuisée, ruminait un scénario macabre, agresser un militaire pour recevoir les balles et en finir avec ce cauchemar.
Le militaire en possession de ces papiers bouscula la suite de ses idées en s’approchant sourire aux lèvres lui dit respectueusement que son nom et prénom correspondait à l’état civil de son père marié à une Française et qu’après avoir renseignait sa mère, ils avaient décidé de le transférer immédiatement en France auprès de son ex-femme.
Da Amar croit rêver, le voilà face à son fils du premier lit, après une absence de plus de trente ans et les retrouvailles, le mettait, dans une situation abracadabrante.
Une présence du père et du fils pour des raisons différentes, au milieu d’une bataille que le Bon Dieu avait transformée en prémice du bonheur.Da Amar et sa famille, les derniers partants de ce damné village en direction du port d’Alger ou il était embarqué en urgence sur Paris, C’était en GMC militaire qu’il avait rejoint la ville la plus proche pour s’engouffrer dans un bus vers Alger.
Da Amar ne s’était rendu du temps du trajet, il était tantôt refroidi tantôt enfièvre, le grincement des portes et le bruit du vieux moteur avaient aidé à noyer ses turbulences intérieures, autant sur les événements qu’il venait de vivre que sur l’attitude à prendre vis-à-vis de son ex-femme, un soupçon de trahison pesait sur lui…Un sentiment fort de patriotisme et celui de rester auprés des siens l’envahissaient…




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